Police municipale a Goudargues: décider avec des éléments concrets

Publié le 11 octobre 2026 à 08:00

Créer un service de police municipale engage la commune pour plusieurs années, aussi bien sur le plan humain que financier.

Avant de voter une telle décision, il nous semble donc indispensable de connaître les besoins réels, comparer les différentes solutions possibles et disposer d’un chiffrage précis.

Plusieurs options existent : policier municipal, ASVP, garde champêtre, emploi à temps partiel ou encore mutualisation avec d’autres communes.

De notre côté, nous avons commencé à étudier les chiffres concernant Goudargues et à examiner les choix effectués dans des communes voisines, notamment Saint-Julien-de-Peyrolas et Saint-Nazaire.

Un projet présenté essentiellement à l’oral

Lors du Conseil municipal, la création du service de police municipale et du poste de brigadier-chef à temps complet nous a été présentée essentiellement oralement, sans dossier complet permettant d’étudier sérieusement le projet avant le vote.

Plusieurs questions simples se posaient pourtant :

Pourquoi une telle urgence à délibérer sur la création de ce poste ?

Ce projet ne figurait pas dans le programme présenté par M. Fred Mahler.

À cette question, nous n’avons pas obtenu de réponse précise.

Et d’autres interrogations restent également sans réponse claire :

  • Quel sera le coût global réel pour la commune ?
  • Quels seront les horaires de travail ?
  • Quel sera exactement le statut ou contrat envisagé ?
  • Quelles seront ses missions prioritaires ?
  • Quels besoins précis de Goudargues justifient un poste à temps complet ?
  • Comment le service fonctionner a-t-il pendant les congés, formations ou absences de l’agent ?

Nous n’avons pas obtenu les éléments permettant de répondre à ces questions avant le vote.

Voter sans dossier, c’est voter à l’aveugle

Dans ces conditions, nous avons eu le sentiment qu’on nous demandait tout simplement de voter à l’aveugle.

Le maire rappelle régulièrement que la minorité vote contre certains projets ou choisit de s’abstenir.

Il sait désormais aussi pourquoi :

On ne peut pas voter sérieusement lorsqu’on ne dispose pas des informations nécessaires pour prendre une décision éclairée.

L’absence de documents transmis avant le Conseil nous conduit donc légitimement à nous interroger sur le travail préparatoire réellement effectué en amont de cette décision.

Nous faisons aujourd’hui le travail qui aurait dû être présenté avant le vote

Depuis ce Conseil municipal, nous recherchons et rassemblons les informations qui auraient dû permettre aux élus de se prononcer en connaissance de cause.

Nous étudions les coûts, les besoins réels de la commune, les différentes solutions possibles et les choix effectués dans d’autres municipalités.

Notre objectif est simple : présenter aux Goudarguais une analyse documentée, chiffrée et comparative, comme celle qui aurait dû accompagner ce projet avant son adoption.

Nous ne prétendons pas disposer de tous les moyens techniques et administratifs d’une mairie. Mais nous estimons que les décisions engageant durablement les finances communales méritent davantage qu’une simple présentation orale.

Nous publierons prochainement les résultats de nos recherches, documents et exemples à l’appui, afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.

Car notre rôle d’élus ne consiste pas simplement à voter, mais aussi à comprendre, vérifier et rendre des comptes aux citoyens.

Nous, nous traçons notre travail.

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Commentaires

C.Apaive
il y a 20 jours

Avec Fred Mahler, tout se présente à l’oral ! Il faut vraiment avoir une confiance aveugle pour voter dans ces conditions. Même un commercial qui veut vendre son produit prend au moins la peine de présenter une fiche technique ! Là, on engage l’argent des Goudarguais sur de simples paroles.