Nicolas BOUHIER

Publié le 20 juin 2025 à 15:03

En 2020, j’ai eu l’honneur d’être élu conseiller municipal. Ce fut ma première expérience d’engagement public, portée par une volonté sincère : servir notre village, apprendre, et contribuer à des projets concrets, utiles et porteurs de sens pour notre communauté.

J’ai 55 ans. Installé à Goudargues depuis de nombreuses années, j’y ai construit ma vie personnelle et professionnelle. Administrateur Système de métier, j’ai toujours exercé dans un esprit de rigueur, de transparence et de responsabilité. Des valeurs que je considère essentielles, autant dans le monde professionnel que dans la gestion d’une commune.

J’ai pleinement apprécié collaborer avec l’équipe municipale tant que régnaient l’écoute, le respect mutuel et l’esprit de coopération.

Mais au fil du mandat, la réalité s’est révélée bien différente. Des décisions prises sans concertation, des comportements inadaptés, un mode de gouvernance de plus en plus autoritaire ont progressivement rompu la confiance que j’avais placée dans cette équipe.

Le week-end de la fête votive du 15 août 2023 a marqué un tournant. Ce soir-là, le comportement du maire, visiblement sous l’emprise de l’alcool, a profondément choqué nombre d’élus et d’administrés. Certains en ont été directement affectés. Cet épisode, loin d’être anodin, a révélé un malaise profond et provoqué une fracture dans l’équipe municipale.

Peu après, une adjointe a été évincée de manière brutale, sans dialogue ni reconnaissance pour son engagement de longue date. Une méthode expéditive qui a illustré, une fois de plus, une gestion personnelle et sans partage du pouvoir.

Face à cette dérive, j’ai fait un choix de conscience. J’ai quitté l’équipe municipale, refusant de cautionner de telles pratiques. Mais je suis resté conseiller municipal, par devoir, pour continuer à représenter celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance.

L’affaire du Domaine de Brès n’a fait que confirmer mes inquiétudes. Malgré nos demandes répétées, le maire a refusé d’inscrire ce dossier à l’ordre du jour du conseil municipal. Ce refus d’ouvrir un débat démocratique interroge, d’autant plus que certains aspects ont ensuite été encadrés et régularisés par les services de l’État.

Au départ, je n’étais ni pour ni contre ce projet. Mais en constatant la manière dont ce dossier a été traité — en écartant les élus, en refusant toute transparence — j’ai été contraint de constater que des informations essentielles n’étaient pas partagées.

Pourquoi ce silence ?
Pourquoi ce manque de clarté sur un sujet aussi sensible ?
Quels intérêts cherche-t-on réellement à préserver ?

Je ne veux plus me taire.

J’aime travailler pour les citoyens. J’aime être à l’écoute, expliquer, rendre des comptes. Une commune n’appartient pas à un seul homme : elle appartient à ses habitants.

Aujourd’hui, je choisis de m’engager autrement. Avec une équipe intègre, compétente, ouverte, profondément attachée à Goudargues et à son avenir.

Pour Goudargues.
Avec vous.

Avec des projets réalistes… et surtout honnêtes